14.11.2009

Playlist du moment II

Le retour de la rubrique qui a failli ne jamais revenir ! XD Je me gave de musique en ce moment histoire de décompresser, Popod (faut que je lui trouve un nom tiens ! Popod, c'est plus possible.) est redevenu mon meilleur ami, alors voici ce qui passe le plus dans mes oreilles ces derniers temps : de la folk, de la folk, beaucoup de folk, du Strokes en solo, de la pop iPodesque, de la chanson d'amûûûr, entre autres...

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- Mumford & Sons, White Blank Page : Les blogs musicaux ne parlent que d'eux en ce moment et pour cause, ce quatuor d'anglais nous offre un album folk absolument magnifique sorti début octobre outre-Manche, homogène dans sa qualité (ce qui est assez rare pour être souligné) avec des morceaux qui donnent des frissons comme cette White Blank Page qui traîne depuis quelques jours dans mon Blog It. Je vous la remets ici au cas où vous ne l'auriez pas encore écoutée (honte à vous !) et je vous conseille vivement de vous précipiter sur leur album !

 

- Miss Li, Bourgeois Shangri-La : Celle-là, vous la connaissez forcément étant donné qu'il s'agit de la chanson qui a illustré la dernière pub de notre ami Popod. Ca bouge, ça bounce, ça donne envie de sauter partout, ça fait du bien au moral, bref, parfait quand on a pas vu le soleil depuis 3 semaines (ok, faut vraiment que j'arrête de me plaindre) !



- Patrick Watson, Beijing : Patrick Watson et leur premier album, c'est un peu mon plaisir musical masochiste, ça me mets toujours dans des états pas possibles mais je continue quand même de l'écouter parce que (attention, argument de poids) c'est trop magnifique pour dedans les oreilles. Leur dernier album sorti cet année est toujours aussi joyeux (ahem), avec des sonorités "exotiques" fort intéressantes (oui, je ferai une piètre critique musicale, je sais), en voici un petit extrait.

- Noah and the Whale, 5 Years Time : Leur dernier album vient de sortir, mais ce n'est pas celui-là dont je vais vous faire écouter un extrait, il est beaucoup plus mélancolique que le premier, c'est ça quand le leader exorcise une rupture avec de la musique (pauvre chou). Voici 5 Years Time, extraite de leur premier album, c'est mignoooon, c'est gentiiiil, ça fait du biiiien (il était toujours avec sa copine à l'époque apparemment ! XD) !

And there’ll be sun sun sun
All over our bodies
And sun sun sun
All down our necks
And sun sun sun
All over our faces

 

- Julian Casablancas, Out of The Blue : Bon, ok, il n'y a que 8 chansons sur le premier album solo de Julian Casablancas (Rouliane pour les intimes) mais BORDEL, c'est Julian Casablancas quoi ! La voix de Julian, c'est, c'est... Pfff, indéfinissable. Certain(e)s appellent John Barrowman Dieu (je ne citerai personne... ;) ), et bien moi, c'est Julian-Dieu-Casablancas ! Bref, l'attente valait le coup, c'est de la bonne, beaucoup plus pop (voire électro) que les Strokes, certes, mais je ne lui en veux pas, c'est Julian. (oui, je suis une groupie du leader d'un groupe trop hype, je sais, haaaan, c'est maaal !)



 

Merci de m'avoir lue, bon week-end à tou(te)s ! :D

05.11.2009

And if I stumble, will you wait for me?

Il y a des films que vous êtes tous disposés à aimer. Des films que vous aimez avant de les voir ou en tout cas que vous avez envie d'aimer. Away We Go, le nouveau Sam Mendes, fait partie de cette catégorie de films que je crève d'envie d'adorer quoi qu'il arrive. Et ce depuis des mois : je l'attendais impatiemment, d'abord à cause du casting, ensuite à cause du scénario et enfin après avoir vu une première fois la bande-annonce cet été. Oui, je sais c'est un peu stupide de vouloir aimer un film envers et contre tout mais je fonctionne comme ça, voilà. Bref, j'ai enfin eu la chance de voir le film cette après-midi. Allez zou, here we go !

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Burt et Verona forme un petit couple quasi-idéal, très amoureux, d'accord sur (presque) tout, heureux avec pas grand-chose et surtout futurs parents d'une petite fille. Lorsque les parents de Burt, unique lien qui les rattache à une ville de banlieue qu'ils détestent, leur annoncent leur départ pour l'Europe, le jeune couple décide de prendre ses cliques et ses claques et de voir ailleurs s'il existe un lieu idéal pour élever sa progéniture...

Away We Go est le troisième film de Sam Mendes que je vois après American Beauty et Jarhead et je n'ai jamais été déçue. So far, so good. Avec son dernier film, il s'essaie à la comédie façon "comédie dramatique américaine indépendante" (savez, Juno, tout le tralala...). C'est peut-être d'ailleurs là que le bât blesse : si le film est vraiment touchant et sympathique, on ne peut s'empêcher de faire des comparaisons avec des films récents assez similaires dans la forme (voire dans le fond) comme Little Miss Sunshine ou le dit Juno. M. Mendes a clairement été inspiré par cette vague de films indépendants qui déferlent sur nos écrans ces dernières années, et le taxer d'un manque d'originalité ne serait pas complètement injuste. On s'attend presque à entendre du Kimya Dawson , c'est dire (à la place on a du folk qui est très bon pour les oreilles - presque autant que Kimya Dawson). Mais ce serait vraiment faire la fine bouche que d'insister là-dessus,  car Away We Go reste aussi réjouissant que ses prédecesseurs. Après ce petit point noir de départ, il reste un cratère je m'en vais vous expliquer le comment du pourquoi j'ai aimé ce film et ce qui fait qu'il est quand même loin d'être parfait.

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Le point de départ du film est un fantasme, celui de pas mal de gens : tout plaquer et partir, partir loin, partir (presque) au hasard et voir ce que celui-ci réserve. Chercher de nouvelles racines, trouver ses marques, se convaincre qu'on n'est pas des "fuck-ups", voilà les grandes motivations de ce couple, motivations plus que compréhensibles et dans lesquelles chacun peut se retrouver. On doit tous se dire à un moment ou à un autre de notre vie que l'on balancerait bien tout en l'air pour aller se construire ailleurs. Bon, avouons une petite tricherie : nos héros ont la chance d'avoir des jobs qui ne les obligent pas à rester sédentaires (elle est illustratrice, lui travaille dans les assurances par téléphone (?) ), ce qui impliquent qu'ils ne balancent pas "tout" en l'air. Leur recherche est plus celle d'un foyer, d'une ambiance, d'un environnement,  d'une nouvelle manière de vivre, sans le côté bobo de la démarche.

Car des bobos, Burt et Verona sont loin d'en être (contrairement à certaines de leurs connaissances...). Tendres, simples et un tantinet rêveurs (surtout ce grand dadais de Burt), ils ne cherchent qu'à se construire grâce à ce voyage initiatique. Leur couple est la véritable star du film. Et si on veut aller plus loin, on dira que Away We Go est surtout une histoire d'amour, une belle histoire d'amour, amour qui le pilier de leur existence ; il est à la fois immense et logique.
Le centre du film c'est donc ce couple, presque trop parfait pour être honnête (très équilibré, très complémentaire, tout ça, tout ça...) et qui n'a qu'un seul sujet de désaccord. D'ailleurs, on est ravi pour leur futur enfant car il va avoir des parents qui déchirent leur race (ouais). On en ferait bien nos potes aussi, leur sympathie et leur simplicité sont communicatives ! Et même s'ils ne sont pas convaincus d'être parfaits (ce n'est pas ce qu'on leur demande de toute évidence), leur voyage et les différentes rencontres qui le jalonneront les mettront un peu plus sur la voie et leur fera aussi mesurer la chance qu'ils ont de s'avoir l'un l'autre. Toutefois, un petit bémol à émettre à propos de tout ça : la ficelle "le couple principal est parfait et le reste du monde est bourré de défauts" est quand même un peu grosse, et ne participe pas au réalisme...

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Le scénario en lui-même part d'une bonne idée mais ne manque pas d'enfiler les clichés , et cela se voit avant tout dans les personnages secondaires rencontrés au fil du voyage, pratiquement tous des stéréotypes sur pattes que Burt et Verona observent en cherchant des réponses : ce couple là ne se parle plus et la femme est odieuse, ce couple-ci fait passer des modes pseudo-mystiques avant le véritable bien-être de leur progéniture, celui-là ne trouve pas le bonheur malgré leurs 430 enfants adoptifs, etc, etc... S'ils sont tous très bien interprétés et ont chacun des scènes excellentes, on ne peut nier que leur caractère de base ne fait pas dans la dentelle et l'on a l'impression que nos héros ont en face d'eux tous les contre-exemples possibles et envisageables par rapport à ce qu'ils recherchent. Mis à part cela, le film reste une bonne comédie avec des scènes très drôles et des dialogues en or. Comme dans toute comédie dramatique américaine qui se respecte, on a aussi droit à notre dose de moments émouvants, notamment la toute fin, qui frôle le too much mais qui heureusement l'évite de justesse.

Parlons un peu du casting puisque c'est en partie à cause de celui-ci que je suis allée voir ce film. Vous n'êtes pas sans savoir que je suis une grande fan devant l'éternel de John - ♥ choupinou d'amour que j'aime d'amour ♥ - Krasinski et que j'ai son nom tatoué sur ma fesse gauche et ce serait mentir que de dire que sa présence n'a pas fait partie de mes motivations (smaaal !). Alors, là, je n'ai pas été déçue, très contente qu'il ne fasse pas de son personnage un sous-Jim Halpert, mais une sorte de Pierrot lunaire amoureux et détenteur du fameux combo "pilosité faciale + lunettes" ! XD Plus sérieusement, pour cette seconde collaboration avec Sam Mendes (après Jarhead), il est tout très bien tout le temps, très drôle, très mimi, très grand (!), je l'aime, épouse moi, adieu Emily Blunt... Ahem. Bon, j'arrive pas à être sérieuse quand je parle de John, pardonne moi John. I ♥ U foreva. Face à lui, dans le rôle de sa moitiée, Maya Rudolph, que je connaissais grâce au SNL et que je découvre en actrice dans ce film. Elle est elle aussi très juste, son personnage est sans doute le plus émouvant des deux, torturée par la recherche de racines encore plus que son compagnon. A eux deux, ils forment un couple auquel on croit et on s'attache, un couple de trentenaires auquel on peut s'identifier, bref, pari gagné de ce côté là.

Au générique, on trouve également la toujours excellente Maggie Gyllenhaal en bobo allumée du bulbe et assez flippante, Paul Schneider (Parks and Recreation, Lars and the real girl) en frère de Burt, Catherine O'Hara (Penelope) qui joue sa maman, et j'en passe...

-Away-We-Go-Production-Still-upcomi.jpg

Pour conclure, il émane de ce film un charme indéniable, malgré ses quelques maladresses et ses défauts, c'est un "feel good movie" tout à fait honorable et que j'ai pris plaisir à aller voir entre deux révisions (oui, j'en suis toujours là... Jusqu'au 19 décembre ! Buh.), peut-être bien parce que j'étais toute disposée à l'aimer ou peut-être pas, le résultat est le même ; et maintenant je me prends moi aussi à rêver d'ailleurs...

Ah ben non, j'ai toujours mon exposé d'informatique à faire. Snul.

22.10.2009

Long hours. Low pay. High times.

Causons un peu injustice. Oh pas d'inquiétude à avoir, je ne vais pas vous parler social ou politique, ce n'est pas mon genre et je ne fais pas ce blog pour ça. Non, je vais vous parler de choses beaucoup plus prosaïques (ou pas), puisque aujourd'hui je vous fais une petite note sur un film que j'ai beaucoup aimé, Adventureland. Bon alors, c'est quoi cette histoire d'injustice ? Eh bien Adventureland n'est jamais sorti au cinéma en France, c'est un "direct en DVD" assez incompréhensible à mon avis étant donné la qualité et le casting du film mais que voulez-vous... Je guettais sa sortie depuis un moment avant de voir sur Allociné qu'il sortirait directement en commerce sans passer par la case salle de ciné. Vous allez me dire, c'est déjà pas si mal que ça qu'il sorte en DVD quand on voit la situation d'autres films... Bref, trêve de bavardages stériles...

Adventureland-UK-Poster-adventurela.jpg

Eté 1987, période glamour s'il en est, James, fraîchement diplômé du lycée, peaufine les derniers préparatifs de son tour d'Europe avant que son alcoolique de père ne lui déclare qu'il n'a plus un rond et qu'il n'a pas d'autres choix que de se dégotter un job d'été fissa s'il veut éviter de se retrouver à la rue à la rentrée universitaire. Complètement novice dans le monde du travail, James entreprend tant bien que mal des recherches avant de décrocher un poste dans un parc d'attractions pourri qui porte le doux nom d'Adventureland...

La suite, on s'en doute, sera jalonnée de rencontres, de plans foireux, de coeurs brisés, d'amitié, de remise en question et tout un tas d'autres problèmes propres aux adulescents (non, ceci n'est pas une faute de frappe).

Greg Mottola, ça vous dit quelque chose ? Mais si vous savez, le pote d'Apatow et réalisateur de Superbad ! Non, ne fuyez pas voyons, vous avez quelque chose contre Superbad (moi j'aime bien ce film, et vi, je me marre comme une baleine devant) ? Bref, Mottola revient avec ce film qui sent bon la nostalgie et l'investissement perso, je veux pas dire mais tout ça sent le vécu à des kilomètres. Alors si vous redoutez l'humour scato et un peu lourdingue de Superbad, pas de craintes à avoir, ici on en est très loin. Le ton général est largement plus mélancolique et sombre, même si l'humour (scato ou pas) est bel et bien présent par touches et non pas en bloc comme ça pouvait être le cas dans Superbad. Ici le côté drôle du film est assuré par un duo infaillible, deux de mes comédiens "comiques" préférés du moment, Bill Hader et Kristen Wiig. Ils sont tout simplement énormes en gérants du parc d'attractions à la fois relax, complètement frappés et surtout enthousiastes quelque soit la situation.

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A leurs côtés, le reste du casting ne dépare pas et tous sont excellents. Jesse Eisenberg, vu dans Les Berkman se séparent et bientôt dans Zombieland, est, à mon avis, un acteur à surveiller de très près. Kristen Stewart, qui joue son "love interest" est largement moins fadasse que dans Twilight. Martin Starr, un autre habitué de la bande Apatow et ex geek de Freaks and Geeks, est parfait en jeune surdiplomé blasé et cynique et il vole d'ailleurs la vedette à plusieurs reprises au héros. Et le eye candy de l'histoire n'est autre que Ryan Reynolds, excusez du peu, niveau eye candy on peut guère faire mieux. Eh bien vous savez quoi ? Ca fait plaisir de le voir dans un autre rôle que celui du "nice guy" de service (il faut vraiment que j'arrête de parler anglais).

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Mais si le film a toutes les allures d'une comédie, comme je l'ai dit plus haut, il faut reconnaître qu'il y a quelque chose de mélancolique dans tout ça, de presque triste au final. Le passage de l'adolescence à l'âge adulte, sujet classique s'il en est, est traité ici de façon bien sombre et presque avec pessimisme : cette fameuse étape ne serait qu'en fait une succession de déceptions, de désillusions, d'espoirs et d'ambitions détruits par la dure réalité de la vie, en témoigne ce dialogue d'un cynisme sans borne et d'une clairevoyance à vous faire froid dans le dos qui m'a frappé lorsque j'ai vu le film la première fois :

Sue : What are you majoring in?
Joel: Russian literature and Slavic languages.
Sue : Oh wow, that's pretty interesting. What career track is that?
Joel: Cabby, hot dog vendor, marijuana delivery guy. The world is my oyster.

(Sue : Tu es diplômé en quoi ?
Joel : Littérature russe et langues slaves.
Sue : Oh wow, ça a l'air drôlement intéressant. Et ça mène à quoi ?
Joel : Chauffeur de taxi, vendeur de hot dogs, livreur de marijuana. Le monde m'appartient.)

Joel, le personnage qui parle, est un garçon d'une culture et d'une intelligence incroyable et qui avec un Bac +7 se retrouve à animer des stands de jeux dans un parc miteux. Tout ça parce qu'il a suivi sa passion plutôt que sa "raison" qui l'aurait conduit vers une carrière peut-être plus ambitieuse mais tout aussi inintéressante à ses yeux. Ce personnage à lui-seul détruit en peu de mots l'adage que nous rabachent les bien- pensants depuis que nous sommes tout petits (enfin de moins en moins, il faut bien l'avouer) : "Suis tes envies ! Fais ce que tu veux tant que ça te plaît !". Pour le coup, on y croit plus trop.

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En plus, les adultes ne sont guère des modèles pour nos adolescents qui doivent faire face à des lovers irresponsables, des alcooliques notoires, des belles-mères jalouses et autres joyeuses espèces d'adultes tout aussi paumées que leurs progénitures. Ajoutez à tout ça l'évocation d'autres problèmes tel que l'intolérance et vous aurez une idée un peu plus précise du niveau de légèreté du film.

Alors oui, tout ça n'est guère joyeux alors l'humour est toujours le bienvenu même si au final ce n'est pas ce que l'on retiendra de cette comédie douce-amère mais bel et bien les désillusions et les difficultés à devenir adulte dans un monde tel que le nôtre. Bon, allez, je vous rassure, on voit tout de même poindre de l'espoir au mileu de ce foutoir ;)

Et pour causer bande-originale, je ne dirais qu'une chose : excellente, car complètement adaptée à l'époque choisie et à l'ambiance du film, avec des artistes comme David Bowie, Lou Reed ou encore The Velvet Underground.

Au final, si vous n'êtes pas complètement réfractaire à l'humour de Mottola et que vous abordez le film sans a priori (beaucoup s'attendaient à une comédie dans la veine de Superbad et ont été déçus - le trailer peut être trompeur), je vous conseille sincèrement ce film qui aurait mérité un peu plus de considération de la part des distributeurs.

 

Sur ce, je pars en vacances demain soir, donc je vous dis à très vite ! :D

16.10.2009

Music is my imaginary friend

Désolée les gens, je ne suis guère active en ce moment dans la blogosphère (et dans le forum aussi, à ma grande honte...). Je n'ai qu'un mot à dire : boulot. Un deuxième accompagné d'un troisième : beaucoup trop.

J'ai rempli petit à petit ce questionnaire cette semaine entre deux révisions et je vous laisse donc avec un tag fort sympathique vu chez Miss Babooshka puis chez iLLy Pop, ça parle encore de musique, chose ô combien essentielle dans ma petite vie trépidante....

La Chanson...

1) que j'écoute en ce moment : en ce moment même, mon pote Spoty fait tourner Vagabond de Wolfmother, chanson découverte grâce au film (500) days of Summer, ça résume un peu ce qui passe dans mes oreilles ces derniers jours : la BO du dit-film est pour l'instant vedette, accompagnée de quelques morceaux de Regina Spektor, dont un figurant sur son dernier album et qui prouve à quel point elle est talentueuse...

2) qui me rend joyeuse : Ah pour cette catégorie, j'ai une chanson infaillible, un morceau du groupe The Rumble Strips, Girls and Boys in love, qui marche à tous les coups quand j'ai un petit coup de déprime !

Et au passage, je vous conseille vraiment les autres chansons de ce groupe, qui sont pour la plupart aussi pêchues. Je les naime d'amour ces petits anglais ♥

3) qui me rappelle un ex-petit copain :

4) qui me rappelle un ami perdu : Piou, j'ai la chance de ne pas avoir perdu d'ami, pourvu que ça dure !

5) qui me fait pleurer : Il y a pas mal de chansons qui me font pleurer, je suis une grande sensible dans l'âme ! :') Ce sont les chansons que j'avais mentionnées dans un précédent tag qui me boulerversent le plus, je vous invite à retourner voir cet article pour les écouter... Et je rajoute aussi la troublante Another World d'Antony & the Johnsons, qui me retourne à chaque fois que je l'entends...

I need another place
Will there be peace?
I need another world
This one's nearly gone

Still have too many dreams
Never seen the light
I need another world
A place where I can go

I'm gonna miss the sea
I'm gonna miss the snow
I'm gonna miss the bees
I'll miss the things that grow
I'm gonna miss the trees
I'm gonna miss the sound
I'll miss the animals
I'm gonna miss you all

I need another place
Will there be peace?
I need another world
This one's nearly gone

I'm gonna miss the birds
Singing all this songs
Been kissing this so long

6) qui me fait réfléchir sur le monde : Tiens, si on relève la tête et qu'on lit les paroles d'Another World, on se dit que c'est vraiment une chanson qui fait réfléchir... Et sinon, il y a aussi Such a common Bird de Wendy McNeill et dont les paroles me font réfléchir à chaque fois que je l'écoute...

I am a lone wolf
a beauty and a beast
both hunter and hunted
soft tounge and sharp teeth
I´m toned from my travels
yet raw from this road
as I drink from storm puddles
and the stories I´m told

Help me figure this out
help me figure you in
you´re a shadow to me
that I echo when I sing
Help me figure this out
help me figure you in
To this simple little melody

I have seen angels
they were sleeping in gutters
they were standing in bank lines
they were jumping from towers
they were calling like seagulls
but nobody heard
such a beautiful message
from such a common bird

We want freedom for ourselves
but we can´t give it to each other
We want peace between nations
yet we battle with our lovers
we´re blinded by billboards
and trying to get ahead
choking on ambition
and the words left unsaid

I am a lone wolf
a beauty and a beast
both hunter and hunted
soft tounge and sharp teeth
I´m toned from my travels
yet raw from this road
as I drink from storm puddles
and the stories I´m told

Help me figure this out
help me figure you in
you´re a shadow to me
that I echo when I sing
help me figure this out
help me figure you in

7) qui en dit beaucoup sur moi : Je pense immédiatement à Alanis Morissette en lisant cette catégorie, beaucoup de ses chansons me touchent, comme si elles avaient été écrites pour moi, comme par exemple la chanson So Unsexy, ou encore l'excellente UR, où elle parle évidemment d'elle-même mais qui est si bien écrite que l'on peut facilement y voir un reflet de soi-même (et avec tout ça, je ne sais pas si je réponds correctement à la question XD)

burn the books they've got too many names and psychoses
all this incriminating evidence would surely haunt me
if someone broke into my house
suits in the living room
do you realize guys i was born in 1974
we've got someone here to explain your publishing
we know how much you love to be in front of audiences


hopeful you are
schoolbound you are
naive you are
driven you are


take a trip to new york with your guardian
and your fake identification
when they said "is there something anything
you'd like to know young lady?"
you said "yes i'd like to know what kind of people i'll be dealing with"


precocious you are
headstrong you are
terrified you are
ahead of your time you are


don't mind our staring but
we're surprised you're not in a far-gone asylum
we're surprised you didn't crack-up
lord knows that we would've
we would've liked to have been there
but you keep pushing us away


resilient you are
big time you are
ruthless you are
precious you are

8) que j'aurais aimé écrire : Bon alors cette question là est bien trop difficile, je n'arrive pas à me décider, je reviendrai éditer cet article si j'ai une épiphanie !


9) qui fait que mes amis pensent à moi quand ils l'entendent : N'importe quelle chanson de Beirut ou de -M- ! J'ai tellement soûlé mes amis avec eux que maintenant je suis étiquetée à vie ! X)

10) qui me rappelle mon enfance : Il y a une chanson que j'adorais quand j'étais petite et qui aujourd'hui encore agit comme une madeleine de Proust, c'est L'Autre Finistère des Innocents. Plus tard, il y a eu aussi Colore que j'aimais beaucoup...

11) avec laquelle j'aime me réveiller : Rien de tel qu'un bon classique des Strokes pour me réveiller et éviter de m'endormir les yeux ouverts devant mon bol de Chocapic. Et puis la voix de Julian est orgasmique. Et puis j'aime Albert. Et Fabrizio. Et tout le monde en fait. Je les aime. Je veux aller à New-York à cause d'eux.



La reprise de cette chanson par Beck est grave sympatoche aussi tant qu'on y est :

 

12) avec laquelle j'aime m'endormir : J'ai un album que j'adore écouter le soir, tranquillement installée dans mon lit, c'est la BO du Voyage de Chihiro. Les autres BO de Joe Hisaishi sont toujours magnifiques (Mononoke Hime...) mais celle-ci tient une place particulière dans mon petit coeur !



13) pour laquelle je ferais n'importe quoi pour l'entendre en live :
BEIRUUUUT !! BEIRUT BEIRUT BEIRUT, je me damnerai pour voir un concert de Beirut ! Et comme Zachounet a tendance à faire très peu de concerts en France, c'est la course pour avoir des billets, je n'ai pas encore réussi à en avoir à temps... :( En attendant, pour me consoler je peux regarder/écouter/savourer/me pâmer devant les concerts à emporter de la Blogothèque :





Promis, je vous reparlerai très très vite de Zach et de Beirut !


14) qui me fait penser à ma solitude : Quelques airs de Yann Tiersen ont cette tendance à me mettre en miettes et me "faire penser à ma solitude" mais je dois être sacrément maso car j'adore Yann Tiersen, qui est sans conteste un de mes artistes français préférés, et du coup je l'écoute en boucle...

(et avec celle-ci c'est encore pire car je repense toujours à cette magnifique scène d'Amélie Poulain qui me fait pleurer à grosses larmes à chaque fois)

15) qui n'est pas mon type de musique mais que j'aime pourtant : je n'écoute pas trop de rap, à part quelques exceptions, mais je suis une très très grande fan de l'album L'école du micro d'argent d'IAM qui comptent de nombreuses pépites, et d'ailleurs en général, j'aime bien IAM.

16) avec laquelle j'aime travailler : Je suis obligée de travailler en silence, je suis très vite distraite !


17) que j'écoute dans ma voiture : Bon, alors j'ai pas de voiture, et de toute façon j'aime pas conduire ! XD Mais quand je suis dans la voiture avec ma soeur (et que c'est elle qui conduit, hein, faut pas exagérer), on a un rituel qui consiste à mettre à fond L'apologie de Matmatah Vanilla de Gackt et de chanter à tue tête.

Haha, sacré Gackt !! X)


18) que j'écoute en boucle sans me lasser : Les artistes que j'ai cité dans ce questionnaire ont une place privilégiée dans ma playlist et je les écoute en boucle sans me lasser... Mais s'il ne devait en rester qu'un, ce serait Beirut, sans hésitation, et puisqu'il faut choisir une chanson voici la magnifique Elephant Gun, et si vous écoutez bien, vous pourrez y entendre le nom de mon blog... ;)

 

Je tag qui se sent le courage de répondre à ce questionnaire ! :D

08.10.2009

I capture the Castle

1023180-gf.jpgComme il avait l'air mystérieux et magnifique dans la lumière de cette fin d'après-midi ! Je me souviens parfaitement de cette première vision, je revois les murailles et les tours grises se découpant sur le ciel jaune pâle, le château qui se reflétait jusqu'à nous dans les douves pleines à ras bords, les nappes de plantes aquatiques vert émeraude. Aucun souffle de vent ne venait troubler le miroir de l'eau, aucun son non plus de quelque nature ne nous parvenait. Seules nos exclamations enthousiastes faisaient paraître le château encore plus silencieux.[...] Je me rappelle comme si c'était hier cette errance dans le silence, l'odeur humide des pierres et des plantes comme nous traversions le pont, le moment d'excitation qui a précédé notre entrée par la petite porte ! Une fois passée la porte, nous nous sommes retrouvées dans la pénombre et la fraîcheur du passage sous la loge de garde. C'est là que j'ai véritablement "senti" pour la première fois le château, c'est là que j'ai pris réellement conscience du poids considérable des pierres au-dessus de moi et partout alentour. J'étais trop jeune pour connaître grand-chose à l'histoire et au passé : à mes yeux, c'était un château de contes de fées ; et l'étrange froid qui y régnait a agi sur nous tous comme un charme si envoûtant que je ne lâchais pas la main de Rose.

Cassandra est une jeune fille fantasque et passionnée d'écriture et qui, par jeu et par volonté d'améliorer son style, se met à écrire son journal dans lequel elle raconte sa vie quotidienne. Le cadre de celle-ci n'est en rien classique : en effet, Cassandra et sa famille vivent dans un château retiré de l'Angleterre, ce qui contraste avec leur train de vie spartiate, résultat d'une panne d'inspiration de son écrivain de père. Et entre celui-ci, une belle-mère artiste-exhibo, une grande soeur qui veut tout faire pour échapper à cette pauvreté pesante et le jeune jardinier fou amoureux d'elle, on peut dire que Cassandra a de quoi écrire... Et encore plus à l'arrivée de ces deux séduisants américains dans le voisinage...

Voilà un petit moment que j'ai terminé ce joli roman de Doddy Smith et que j'avais promis un petit article à son sujet, je m'exécute enfin, je refais fonctionner les neurones. Il faut savoir déjà que je ne m'attendais pas du tout à le trouver dans la collection Folio Junior : pendant des semaines j'ai fouillé en vain les rayons littératures de mes librairies préférées, je me suis découragée, j'ai failli abandonné, me disant que ce livre ne devait être qu'une chimère ou une trouvaille réservée à quelques privilégiés. Il ne fallait pas chercher si loin, en fait, je suis juste pas très maline XD Tout ça pour dire que c'est bien dans le rayon jeunesse que l'on peut le trouver, ce qui m'a d'abord surprise mais ce qui,  finalement, se justifie à sa lecture...

En effet, au-delà du style léger et fluide de l'écrivain, le roman se concentre sur les ressentis de Cassandra, sur ses sentiments, ses tourments adolescents, ce qui finalement correspond bien au public visé. Pour rester dans la justification de l'étiquette jeunesse, on peut aussi mentionner certaines scènes qui ne jureraient pas dans les aventures du club des cinq ! Ces scènes ne sont d'ailleurs pas les plus réussies du livre, à mon avis.

Doddie Smith est beaucoup plus douée pour évoquer avec finesse les sentiments amoureux et les questionnements de l'adolescence. En cela, son héroïne est finalement assez réussie : on s'y attache très vite, avant de la trouver agaçante (à partir du moment où elle tombe amoureuse, tiens donc...), voire franchement tête-à-claques. Car au final, Cassandra est une jeune fille comme une autre, très humaine et donc non dénuée de défauts, parmi lesquels on peut remarquer une certaine maladresse relationnelle qui ne sera pas sans blesser les gens autour d'elle.

Quant aux autres personnages, mon jugement est en demi-teinte : j'ai beaucoup aimé Topaz, la belle-mère au comportement d'éternelle ado, et le modeste Stephen, admirateur fidèle de Cassandra et seul personnage "stable" du roman. Par contre, je n'ai eu aucune sympathie pour le père de l'héroïne, qui est exécrable du début à la fin, sans que cela se justifie ou change de façon concrète à un moment ou à un autre. Les frères Cotton, ces américains débarqués en Angleterre pour réclamer un héritage, m'ont laissé un sentiment mitigé mais je ne peux pas en dire plus ici sous peine de vous spoiler sauvagement ! XD

Au final, ce roman n'est pas exempt de tout reproche, mais il constitue tout de même une lecture très agréable qui m'a laissé une bonne impression générale. Lu cet été, il était vraiment idéal à bouquiner dans une chaise longue...

 

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Quelques semaines plus tard, j'ai eu la chance de découvrir l'adaptation cinématographique de ce livre, portée par un casting en or : Romola Garai, Tara Fitzgerald, Rose Byrne, Bill Nighy, Henry Cavill et j'en passe ! Je n'ai pas du tout été déçue, je ai même trouvé le tout un chouia au-dessus du roman. C'est typiquement le genre de film qui doit être agréable à regarder un après-midi pluvieux d'hiver avec un bon chocolat chaud dans les mains, un film bonbon et cocon en somme (eh vi, après le livre dans une chaise longue, c'est le film qu'il faut voir en hiver :p )

Le tout est bien sûr très bien interprété, comme on pouvait l'attendre d'un tel casting : Romola Garai campe une très convaincante Cassandra, Rose Byrne est parfaite dans le rôle de sa soeur, Bill Nighy a réussi à me faire éprouver de la sympathie pour un personnage que je n'aimais pas du tout à la base et le reste des interprètes ne déméritent pas. Et puis, c'est aussi l'occasion de voir un jeune Henry Cavill post-pubère tout propre sur lui, avis aux amatrices ;p

 

 

Le château de Cassandra, Dodie Smith

I capture the castle (Rose et Cassandra en VF, jamais sorti en DVD dans nos contrées, évidemment...), de Tym Fywell, avec Romola Garai, Bill Nighy, Rose Byrne, Tara Fitzgerald, Marc Blucas, Henry Cavill, Henry Thomas...